Vous trouverez ci-dessous les questions les plus fréquentes sur SAULER et notre prise en charge. Si vous
avez besoin d'une aide précise ou si votre question reste sans réponse, n'hésitez pas à nous contacter.
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Comment se poursuivent les traitements médicamenteux après le passage au Centre ?
Après le passage au Centre de transit de SAULER, la continuité des traitements médicamenteux (notamment les traitements psychiatriques ou neuroleptiques de longue durée) est un défi majeur. L'arrêt brutal des médicaments est, dans la grande majorité des cas, la cause première des rechutes et des errances. Pour sécuriser cette transition, l'association s'appuie sur une stratégie précise, articulée autour de la responsabilisation de la famille et du maillage sanitaire local.
Qui gère les médicaments une fois rentré à la maison ?
On ne peut pas confier la gestion exclusive des médicaments à un patient qui sort à peine d'une phase de crise. Lors de la restitution officielle, SAULER responsabilise formellement un membre de la famille (parent, conjoint, frère ou sœur) — un « tuteur de traitement » — qui reçoit des consignes strictes sur la posologie, les heures de prise et la conservation des médicaments : il devient le garant de l'observance thérapeutique au quotidien.
Où le patient est-il suivi après son départ du centre ?
SAULER étant un centre d'accueil et de transit, elle ne se substitue pas à l'État pour la prise en charge à vie. Le patient quitte le centre avec son dossier médical à jour, une fiche de référence et une ordonnance de sortie claire. Pour les familles vivant hors de Ouahigouya, il est orienté vers le CSPS (Centre de Santé et de Promotion Sociale) ou le CMA (Centre Médical avec Antenne chirurgicale) de son district, où les ordonnances sont renouvelées et les agents de santé locaux prennent le relais.
Que se passe-t-il en cas de rupture de médicaments ou de manque de moyens ?
Les psychotropes coûtent cher et sont fréquemment en rupture. SAULER remet, dans la mesure du possible, un kit de médicaments de départ pour couvrir les premières semaines à la maison. Lors des suivis téléphoniques et des visites à domicile, les animateurs vérifient le niveau de stock ; en cas de rupture, l'association cherche des solutions de secours (donateurs, appui via « les Amis de SAULER Suisse » et des structures locales comme « Sœurs pour Sœurs ») pour éviter toute interruption.
Comment sont gérés les effets secondaires des traitements ?
Les traitements peuvent provoquer des effets lourds (somnolence, tremblements, raideurs, prise de poids). Par la psychoéducation, SAULER explique à la famille quels effets sont normaux et quels signes nécessitent une consultation urgente. Le principal levier de réussite reste l'acceptation du traitement par le patient lui-même, à qui les équipes font comprendre que le médicament n'est pas une punition, mais le rempart qui lui permet de rester parmi les siens.
Quelles sont les personnes acceptées au centre SAULER ?
Les personnes accueillies ont des parcours profondément marqués par la souffrance, la rupture sociale et l'exclusion. L'association n'exige aucun critère d'appartenance ethnique ou religieuse : elle accueille toute personne dont la dignité est menacée et qui se retrouve sans protection. On distingue plusieurs grands profils.
Accueillez-vous les personnes en errance souffrant de troubles mentaux ?
C'est le cœur de métier historique de SAULER : des hommes et des femmes, souvent sans repères ni identité retrouvée, qui vivaient dans les rues de Ouahigouya et des communes environnantes. Ils souffrent de pathologies diverses (psychoses, schizophrénie, dépressions sévères, traumatismes) et survivent dans un dénuement total, exposés aux intempéries et aux violences.
Intervenez-vous auprès des personnes enchaînées ou séquestrées ?
Faute de structures de soins accessibles ou par ignorance des familles, ces personnes ont été coupées du monde : enchaînées à des arbres, séquestrées dans des cases sombres ou attachées dans leur propre concession. L'association les accueille pour briser leurs chaînes physiques et entamer leur reconstruction psychologique.
Quelle place pour les femmes et les jeunes filles vulnérables ?
Le centre leur accorde une attention particulière. Femmes rejetées ou accusées : exclues de leur foyer pour des troubles mal compris, parfois teintés d'accusations de sorcellerie. Mères en détresse : femmes seules, traumatisées, parfois accompagnées d'enfants en bas âge, qui trouvent au centre un refuge sécurisé contre la rue.
Prenez-vous en charge les personnes déplacées par la guerre (PDI) ?
Avec le contexte sécuritaire de la région du Nord, le profil s'est élargi au traumatisme de la guerre et du déplacement forcé : des individus brisés par la perte de leurs proches, de leurs terres et de leurs repères, développant des troubles de stress post-traumatique sévères (TSPT) ou des psychoses réactives.
Qu'est-ce qui rassemble tous les pensionnaires du centre ?
Quelle que soit l'origine de leur détresse, ils partagent une même réalité : un statut temporaire de « pensionnaire en transition » — le centre n'est pas un hébergement définitif, on y entre pour être stabilisé, soigné, nourri et outillé. Chacun est aussi acteur de sa propre guérison : dès que le traitement fait effet, les résidents participent à la vie du centre via l'ergothérapie (cuisine, entretien, agroécologie, compost). Tous suivent enfin un chemin tracé vers la réhabilitation, dont la finalité reste la recherche de la famille et la réintégration digne au sein de la société.
